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TOUS LES FILMS DE CANNES 2013

Festival de Cannes semaine de la critique

 

LES JURYS ET LES SÉLECTIONS

Steven Spielberg - Nicole Kidman et le Jury - Leonardo DiCaprio - Audrey Tautou - Compétition officielle
Un certain regard - Hors compétition - Varda et la Caméra d'or - Kim Novak et Alain Delon -
Quinzaine des réalisateurs - Semaine de la critique - Orlando Bloom - Gilles Jacob

Le Président du Jury

« Mon admiration pour la façon inébranlable dont le Festival de Cannes défend le cinéma international est totale. Car Cannes est le plus prestigieux de tous les festivals, ce qui lui permet de continuer à affirmer que le cinéma est un art qui transcende les cultures et les générations. » C'est par ces mots que Steven Spielberg a accueilli sa nomination de président du Jury de la Sélection officielle du 66e Festival de Cannes. Spielberg avait présenté à Cannes Sungarland Express (Prix du scénario 1974) ainsi que trois films hors compétition : E.T en clôture de l'édition 1982, La Couleur poupre en 1986 et Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal en 2008. Alternant films à grand spectacle familial et œuvres plus personnelles, Spielberg n'a cessé d'innover sur le plan technique et a pu s'avérer un grand conteur dans ses meilleures productions. Parmi ses titres les plus connus et aboutis, on pourra citer Duel, Les Dents de la mer, Rencontres du troisième type, Les Aventuriers de l'arche perdue, Empire du soleil, Jurassic Park, La Liste de Schindler, Arrête-moi si tu peux et Lincoln. En tant que réalisateur américain, Spielberg succède ici à Alan J. Pakula, Milos Forman, Sydney Pollack, Clint Eastwood, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, David Lynch, Quentin Tarantino et Tim Burton.

Le Jury de la Sélection officielle

Nicole Kidman, Oscar de la meilleure actrice pour The Hours, et interprète de Campion, Kubrick et Amenabar, avait présenté trois films en compétition officielle : Prête à tout, Dogville et Paperboy.

Autre star du Jury, l'actrice indienne Vidya Balan est l'une des nouvelles reines de Bollywood. Elle a notamment été la vedette de Parineeta (2005) et Kahaani (2012). L'hommage rendu au Festival au cinéma indien est donc renforcé par sa présence.

Daniel Auteuil, César du meilleur acteur pour Jean de Florette et La Fille sur le pont, a obtenu le prix d'interprétation masculine à Cannes en 1996 pour Le Huitième jour, deux ans après avoir présenté La Reine Margot. Il a par ailleurs été la vedette (avec Catherine Deneuve), de deux films d'André Téchiné en compétition officielle : Ma saison préférée et Les Voleurs. En 2005, il montait les marches auprès de Sabine Azema et des frères Larrieu pour la présentation de Peindre ou faire l'amour ainsi qu'avec Juliette Binoche et Michael Haneke pour Caché.

L'acteur autrichien Christoph Waltz a remporté à deux reprises la statuette du meilleur second rôle, en interprétant l'officier nazi de Inglorious Basterds et le chasseur de primes de Django Unchained, deux films de Quentin Tarantino. La première composition lui avait valu aussi le prix d'interprétation à Cannes.

Un autre titulaire d'Oscar et de plusieurs prix internationaux est présent dans le Jury. Lauréat de l'Oscar du meilleur réalisateur pour Tigre et dragon, Le Secret de Brokeback Mountain et L'Odyssée de Pi, le cinéaste taïwanais Ang Lee avait présenté deux films américains en compétition officielle : Ice Storm et Hôtel Woodstock.

Deux cinéastes habitués aux trophées cannois seront à ses côtés. Cristian Mungiu a obtenu la Palme d'or avec 4 mois, 3 semaines, 2 jours et le prix du scénario pour Au-delà des collines, qui valut aussi le prix d'interprétation à ses deux jeunes actrices. Mungiu avait été révélé à la Quinzaine des réalisateurs avec Occident.

Naomi Kawase, lauréate de la Caméra d'or pour Suzaku, a présenté trois films en compétition officielle : Shara, La Forêt de Mogari (Grand prix), et Hanezu, l'esprit des montagnes. Elle représente un courant de cinéma radical et sensoriel, à l'opposé des univers de Spielberg ou Ang Lee.

La réalisatrice britannique Lynne Ramsay complète le Jury. Elle avait présenté à Cannes Ratcatcher (Un certain regard) et Le Voyage de Morvern Callar (Quinzaine des réalisateurs), avant d'être sélectionnée en compétition officielle pour We need to talk about Kevin.

Les films d'ouverture et de clôture

Le Festival débutera le mercredi 15 mai 2013 avec la présentation de Gatsby le magnifique, seconde adaptation à l'écran du roman de F. Scott Fitzgerald. La réalisation est confiée à Baz Luhrmann (Moulin Rouge !). Le tapis rouge sera l'écrin qui accueillera Leonardo Di Caprio, Isla Fisher et Carrey Mulligan, quarante ans après la version de Jack Clayton avec Robert Redford, Karen Black et Mia Farrow.

Le film de clôture sera Zulu, réalisé par le français Jérôme Salle, tourné en Afrique du Sud avec deux vedettes américaines Orlando Bloom et Forest Whitaker. Il s'agit d'un polar adapté d'un roman de Caryl Ferey. Forest Whitaker avait obtenu le prix d'interprétation au Festival de Cannes 1988 pour son rôle de Charlie Parker dans Bird (C. Eastwood, 1988), avant d'être remarqué onze plus tard dans Ghost Dog, la voie du samouraï.

La maîtresse de cérémonie

Audrey Tautou sera la maîtresse des cérémonies d'ouverture et de clôture du Festival de Cannes 2013. L'actrice avait déjà gravi les marches du palais avec les présentations de Da Vinci Code et Thérèse Desqueyroux

La Sélection officielle, en compétition

EN COMPÉTITION POUR LA PALME D'OR

Un château en Italie, de Valeria Bruni Tedeschi

Inside Llewyn Davis, de Ethan Coen, Joel Coen

Michael Kohlhaas, de Arnaud des Pallières

Jimmy P. (Psychotherapy of a Plains Indian), de Arnaud Desplechin

Heli, de Amat Escalante 

Le passé, de Ashgar Farhadi

The immigrant, de James Gray

Grigris, de Mahamat Saleh-Haroun

Only lovers left alive, de Jim Jarmusch

Touch of sin, de Jia Zhang Ke

Like Father Like Son, de Kore-Eda Hirozaku

La vie d'Adèle, de Abdellatif Kechiche

Wara No tate, de Takashi Miike

Jeune et jolie, de François Ozon

Nebraska, de Alexander Payne

La Vénus à la fourrure, de Roman Polanski

Behind the Candelabra (Ma vie avec Liberace), de Steven Soderbergh

The great beauty, de Paolo Sorrentino

Borgman, de Alex Van Warmerdam

Only God Forgives, de Nicolas Winding Refn

Comme tous les ans, Gilles Jacob et Thierry Frémeaux s'efforcent d'équilibrer la présence de vétérans cannois et de cinéastes qui montent. Trois anciens lauréats de la Palme d'or graviront le tapis rouge, à commencer par Roman Polanski, grand triomphateur de l'année 2002 avec Le Pianiste. Polanski avait par le passé présenté en compétition Le Locataire et hors compétition Pirates. Il est en lice cette année avec La Vénus à la fourrure et, en séance spéciale hors compétition, le documentaire Week end of a champion. Le cinéaste avait lui-même fait l'objet de deux documentaires présentés à Cannes, Roman Polanski : wanted and desired et Roman Polanski : a film memoir. En 1991, président du Jury, il décernait la Palme d'or à Ethan et Joel Coen...

Barton Fink fut en effet la première consécration de Ethan et Joel Coen, les deux frères prodiges du cinéma américain indépendant déjanté de ces vingt dernières années. Ils obtiendront ensuite à deux reprises le prix de la mise en scène, avec Fargo et The Barber : l'homme qui n'était pas là. Ils ont aussi été en compétition avec Le Grand saut, O'Brother et No country for old men. Ils présentent cette année Inside Llewyn Davis.

En 1989, Steven Soderbergh devenait le benjamin des lauréats de la Palme d'or pour son premier film : Sexe, mensonges et vidéo. Depuis, il n'a cessé d'alterner films indépendants et productions à gros budget et a été présent à deux autres reprises en compétition, avec King of the Hill et Che, qui valut le prix d'interprétation à Benicio Del Toro. Il présente cette année ce qui semble s'avérer un tonitruant biopic, Behind the Candelabra, avec en vedettes Michael Douglas et Matt Damon.

Face à ces pointures, quatre réalisateurs lauréats d'autres prix en compétition tenteront ici de récolter la récompense suprême. Nicolas Winding Refn est sans doute le plus tendance, par son œuvre alliant modernité et efficacité. Après Drive, prix de la mise en scène il y a deux ans, il est maintenant en lice avec Only God forgives, qui lui permet de retrouver Ryan Gosling, l'acteur qui monte...

Paolo Sorrentino est un habitué de la compétition officielle depuis près de dix ans. Il y a obtenu le prix du Jury pour Il Divo et a également présenté Les Conséquences de l'amour, L'Ami de la famille et This must be the place. Cette année, il est sélectionné pour La Grande bellezza.

Kore-Eda Hirokazu avait présenté Nobody knows en 2004, un film qui avait valu le prix d'interprétation à son jeune acteur. Avec Like father like son, il est cette année l'un des deux cinéastes japonais en compétition. Mahamat-Saleh Haroun, révélé à la Quinzaine des réalisateurs avec Abouna et lauréat du prix du Jury il y a trois ans pour Un homme qui crie, est cette année avec Grigris l'unique représentant du continent africain.

Jim Jarmusch a été ajouté après la Conférence de presse initiale pour son film Only lovers left alive, qui lui permettra de revisiter le film de vampires. Le film réunit Tilda Swinton (We need to talk about Kevin), Tom Hiddleston (Minuit à Paris), John Hurt (Elephant Man), et Mia Wasikowska (Restless). Caméra d'or à Cannes en 1984 avec Stranger than Paradise, Jim Jarmush avait été applaudi en compétition avec Down by law, Mystery Train (prix de la meilleure contribution artistique), Dead Man, Ghost Dog, la voie du samouraï, et Broken Flowers (Grand Prix).

L'édition 2013 voit la présence en compétition officielle de six autres cinéastes déjà sélectionnés mais repartis bredouille. James Gray, sans doute le plus brillant, était sur la Croisette avec The Yards, La Nuit nous appartient et Two Lovers. Il présente cette année The Immigrant, une épopée qui marque sa quatrième collaboration avec le troublant Joaquim Phoenix.

Deux cinéastes français majeurs tenteront à nouveau leur chance : Arnaud Desplechin, naguère sélectionné pour La Vie des morts (Semaine de la critique), La Sentinelle, Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle), Esther Kahn et Un conte de Noël, est cette année en lice pour une production franco-américaine, Jimmy P.

François Ozon avait été révélé dans la section Cinéma en France avec Sitcom avant d'avoir droit aux honneurs de la sélection officielle, en compétition pour Swimming pool, et à Un certain regard pour Le Temps qui reste. L'année 2013 est celle de la présentation de Jeune et jolie, récit d'une initiation.

Takashi Miike avait été sélectionné il y a deux ans pour Hara-Kiri : mort d'un samourai, après avoir été remarqué quelques années plus tôt à la Quinzaine des réalisateurs avec Gozu. Il revient cette année à Cannes avec Shield of Straw. Le Chinois Jia Zhangke, en compétition officielle il y a onze ans avec Plaisirs inconnus et auteur du documentaire 24 City, présentera cette année A Touch of Sin.

L'Américain Alexander Payne, enfin, avait été présent sur la Croisette avec Monsieur Schmidt, avant de se faire une solide réputation d'artisan hollywoodien inspiré avec Sideways et The Descendants. Son retour cannois s'effectue grâce à Nebraska.

Les autres réalisateurs sélectionnés font leur baptème de la compétition officielle, à commencer par le grand cinéaste Asghar Farhadi, l'auteur de À propos d'Elly et Une séparation, et qui présente une production française, Le passé.

Abdellatif Kechiche, doublement césarisé pour L'Esquive et La Graine et le mulet, et réalisateur de l'excellent Vénus noire, n'avait jamais eu l'opportunité d'être présent à Cannes. C'est maintenant chose faite avec La Vie d'Adèle.

Signalons la présence de Amat Escalante, lauréat du prix FRIPRESCI pour Sangre, présenté en 2005 dans la section Un certain regard, et cette année en lice avec Heli, ainsi que celle de Alex van Wamerdam, auteur du film culte Les Habitants (1992), présent à Un certain regard six ans plus tard avec Le P'tit Tony, et qui concourt cette année pour Borgman.

Les deux autres cinéastes sélectionnés peuvent être considérés comme des outsiders. Valeria Bruni Tedeschi, seule réalisatrice de la compétition, présente une coproduction franco-italienne, Un château en Italie, six ans après avoir eu les honneurs de la section Un certain regard avec son second film Actrices.

Arnaud des Pallières, auteur de fictions et documentaires (Poussières d'Amériques), présentera Michael Kohlhaas, un récit historique interprété par Mads Mikkelsen.

Sélection officielle, Un certain regard

Thomas Vintenberg présidera le Jury de la sélection Un certain regard. Le cinéaste danois avait présenté deux films en compétition officielle : Festen (1998) avait obtenu le prix du Jury et La Chasse avait valu l'an passé le prix d'interprétation à Mads Mikkelsen.

Ludivine Sagnier fait partie de ce Jury. L'actrice, révélée par François Ozon dans 8 femmes, avait présenté deux films en Sélection officielle 2003 : Swimming pool et La Petite Lili. Elle a également monté les marches du Palais grâce à Christophe Honoré qui l'avait dirigée dans Les Chansons d'amour et Les Bien-aimés.

L'actrice chinoise Zhang Ziyi, actuellement à l'affiche de The Grandmaster, est également jurée. Elle était l'actrice principale dans Le Secret des poignards volants, présenté hors compétition en 2004.

Le producteur espagnol Enrique Gonzalez Macho (Ne dis rien) et la directrice du festival de Rio Ilda Santiago complètent le Jury.

La section s'ouvrira avec la projection de The Bling Ring de Sofia Coppola. La cinéaste, auteure des films cultes Virgin Suicides et Lost in translation, avait présenté Marie-Antoinette en compétition officielle 2006.

UN CERTAIN REGARD

Omar, de Hany Abu-Assad

Death March, de Adolfo Alix Jr.

Fruitvalle Station, de Ryan Coogler

Heli, de Amat Escalante 

Les salauds, de Claire Denis

Norte, Hangganan Ng Kasaysayan, de Lav Diaz

As I lay dying, de James Franco

Tore Tanzt, de Katrin Gebbe

Miele, de Valeria Golino

L'inconnu du lac, de Alain Guiraudie

Bends, de Flora Lau

L'image manquante, de Rithy Pann

Wakolda, de Lucia Puenzo

La cage dorée, de Diego Quemada-Diez

Anonymous, de Mohammad Rasoulof

Sarah préfère la course, de Chloé Robichaud

My Sweet Pepperland, de Hiner Saleem

Grand Central, de Rebecca Zlotowski

Habitué du Festival de Cannes, Rithy Panh avait présenté hors compétition trois saisissants documentaires, S21 - la machine de mort khmère rouge, Les Artistes du Théâtre Brûlé et Duch, le maître des forges de l'enfer. Il revient cette année avec L'Image manquante, tourné dans son Cambodge natal.

Sélectionnée en compétition officielle il y a vingt-cinq ans avec Chocolat, Claire Denis avait présidé le Jury Un certain regard en 2010. Elle présente cette année Les Salauds, interprété par Vincent Lindon et Chiara Mastroianni.

Deux ans après avoir obtenu le prix de la mise en scène Un certain regard pour Au-revoir, Mohammad Rasoulof, collaborateur de Jafar Panahi, est sélectionné pour Anonymous, tourné dans la clandestinité, le cinéaste étant lui aussi persécuté par les autorités de son pays.

Hany Abu-Assad, cinéaste palestinien remarqué en 2005 avec Paradise now, présentera Omar, tandis que deux cinéates philippins ont été sélectionnés : Adolfo Alix Jr. (Manila) relatera une bataille historique dans Death March et Lav Diaz sera l'auteur du film le plus long (4h) de la sélection : Norte, Hangganan Ng Kasaysayan.

Hiner Saleem (Vodka Lemon) sera en compétition pour My Sweet Pepperland, tandis que l'Argentine Lucia Puenzo nous offrira Wakolda, six ans après le touchant XXY (Grand Prix de la Semaine de la critique), et qui sera interprété par la sublime Golshifteh Farahani (Syngué Sabour - Pierre de patience).

Deux cinéastes français révélés à la Quinzaine des réalisateurs ont attiré l'attention de la sélection officielle. Après Le Roi de l'évasion, Alain Guiraudie poursuit la thématique homosexuelle dans L'Inconnu du lac. Après avoir dirigé Léa Seydoux dans Belle épine, Rebecca Zlotowski retrouve l'actrice dans Grand central.

Deux artistes plus habitués à être devant la caméra présenteront leur œuvre en tant que cinéaste. James Franco, l'acteur de 127 heures, a été sélectionné pour son adaptation du roman de Faulkner, As I lay dying.

Valéria Golino, éclatante actrice italienne (Respiro), présentera Miele, son premier long métrage, dont le thème est l'euthanasie, et qui sera interprété par Jasmine Trinca, comédienne sensible déjà aperçue dans La Chambre du fils et Nos meilleures années.

Cinq autres premiers films seront projetés dans cette section : Fruitvale Station du Californien Ryan Coogler, Bends de la hongkongaise Flora Lau, La Jaula de oro de l'Espagnol Diego Quemada-Diez, Sarah préfère la course de la quebecoise Chloé Robichaud, et Tore Tanzt de l'Allemande Katrin Gebbe.

Sélection officielle, hors compétition

HORS-COMPÉTITION

Blood Ties, de Guillaume Canet

All is lost, de J.C. Chandor

Le Dernier des injustes, de Claude Lanzmann


Séance de minuit

Moonsoon Shootout, de Amit Kumar

Blind Detective, de Johnnie To


Hommage à Jerry Lewis

Max Rose, de Daniel Noah


Séances spéciales

Muhammad Ali's greatest fight, de Stephen Frears

Né quelque part, de Mohamed Hamidi

Stop the pounding heart, de Roberto Minervini

Week-end of a champion, de Roman Polanski

Seduced and anbandoned, de James Toback

Cinéfondation : Bite the dust, de Taisia Igumentseva

Séance de gala en l'honneur de l'Inde : Bombay Talkies, de A. Kashiap, D. Bannerjee, Z. Akhtar, K. Johar

Robert Redford fera sa première apparition cannoise dans le film All is lost, réalisé par J.C. Chandor, tandis que Guillaume Canet (Ne le dis à personne) présentera sa première production américaine, Blood Ties, avec un casting international allant de Clive Owen à Marion Cotillard (également présente dans le film de James Gray), en passant par James Caan, Billy Crudup et Matthias Schoenaerts.

Les désormais rituelles séances de minuit se composent de deux films. Johnnie To y sera à l'honneur avec le polar Blind Detective. Le cinéaste avait déjà été présent en compétition officielle avec Breaking News, Election et Vengeance. L'autre projection sera celle de Monsoon Shoutout, un premier film de Amit Kumar.

Cinq autres séances spéciales seront programmées, dont Muhammad Ali's greatest fight, réalisé par Stephen Frears, président du Jury 2007, et qui avait enchanté le Festival de Cannes avec Prick up your ears, The Snapper (Quinzaine des réalisateurs), The Van et Tamara Drewe.

Les séances spéciales seront aussi l'occasion de découvrir un documentaire de James Toback sur la difficulté à monter un film, Seduced and abandoned.

Premier long métrage de Mohamed Hamidi, Né quelque part est une coproducton franco-marocaine interprétée par Jamel Debbouze.

Un hommage officiel sera donné à Jerry Lewis, en sa présence, à l'occasion de la présentation de Max Rose, son dernier film tourné en tant qu'acteur, sous la direction de Daniel Noah. Jerry Lewis avait monté les marches du Palais des Festivals en 1983 pour la présentation de La Valse des pantins.

Le Festival annonce aussi, hors compétition, le dernier documentaire de Claude Lanzmann, Le dernier des injustes. Le cinéaste avait connu la notoriété internationale avec le film fleuve Shoah, une date clef dans l'histoire du 7e art.

Enfin, une séance de gala en l'honneur de l'Inde verra la projection Bombay Talkies, réalisé par Anurag Kashyap, Dibakar Banerjee, Zoya Akhtar et Karan Johar.

La Caméra d'or

Agnès Varda sera la présidente de la Caméra d'or dont le Jury devra décerner le prix du meilleur premier film, toutes sections confondues. Agnès Varda avait présenté l'an dernier une copie restaurée de Cléo de 5 à 7 et s'est imposée comme une figure incontournable du cinéma français avec des longs métrages de fiction comme Sans toit ni loi ou des documentaires, tel Les Glaneurs et la glaneuse.

Elle sera assistée par les cinéastes Isabel Coixet (Ma vie sans moi) et Régis Wargnier (Indochine), ainsi que Chloé Roland (Syndicat de la Critique), Eric Guirado (Société des Réalisateurs de Films) et Gwénolé Bruneau (FICAM).

Les courts métrages et la Cinéfondation

Jane Campion présidera quant à elle le jury de la Cinéfondation et des courts-métrages. La réalisatrice néo-zélandaise avait obtenu la Palme d'or du court métrage en 1986 pour Peel. Elle a présenté trois longs métrages en compétition officielle : Sweetie, son premier film (1989), La Leçon de piano (Palme d'or 1993), et Bright Star en 2009. Le Jury de la Cinéfondation et des courts métrages, composé de cinq personnalités du cinéma et de la littérature, devra choisir parmi les films d’écoles de cinéma de la Sélection Cinéfondation les trois premiers Prix. Le jury désignera également la Palme d’or du court métrage, remise lors de la cérémonie de Clôture du Festival, dimanche 26 mai 2013. Par ailleurs, Jane Campion recevra le Carrosse d'or décerné tous les ans par la Société des Réalisateurs de Films.

Jane Campion sera assistée par les actrices Nicoletta Braschi (La Vie est belle) et Nandita Das (Bawandar), ainsi que les producteurs et réalisateurs Maji-da Abdi (Bamako) et Semih Kaplanoglu (Djeca Enfants de Sarajevo).

9 films sont en compétition pour le meilleur court-métrage. Il s'agit de More than two hours (Ali Asgari, Iran), Condom lead (Mohammed & Ahmad Abou Nasser, Palestine/Jordanie), Whale Valley (G. Arnar Gudmundsson, Islande/Danemark), The Meteorite and impotence (Sasaki Omoi, Japon), Mont Blanc (Gilles Coulier, Belgique), Olena (Elzbieta Benkowska, Pologne), Ophelia (Annarita Zambrano, France), Safe (Moon Byoung-gon, Corée du Sud), et 37° 4 S (Adriano Valerio, France).

La sélection Cinéfondation comprend The Norm of life (Evgeny Byalo, Russie), The Magnificent Lion Boy (Ana Caro, Royaume-Uni), O Sunce (Eliska Chytkova, République tchèque), Duet (Navid Danesh, Iran), Babaga (Gan de Lange, Israël), Needle (Anahita Ghazvivizadeh, États-Unis), En attendant le dégel (Sarah Hirtt, Belgique), Contrafabula de una niña disecada (Alejandro Iglesias Mendizabal, Mexique), Stepsister (Joey Izzo, États-Unis), Au-delà de l'hiver (Jow Zhi Wei, France), In Acvariu (Tudor Cristian Jurgiu, Roumanie), Seon (Kim Soo-Jin, Corée du Sud), Asuncion (Camila Luna Toledo, Chili), Going South (Jefferson Moneo, États-Unis), Danse macabre (Malgorzata Rzanek, Pologne), Mañana todas la cosas (Sebastian Schjaer, Argentine), Exil (Vladilen Vierny, France), et Pandy (Matus Vizar, République tchèque).

Cannes Classics dévoile ses trésors

Kim Novak sera l'invitée d'honneur du Festival à l'occasion de la présentation à Cannes Classics d'une version restaurée de Sueurs froides (Vertigo), le film culte de Alfred Hitchcock, dont elle était, avec James Stewart, l'interprète. Kim Novak participera également à la cérémonie de clôture.

Alain Delon recevra un hommage officiel à l'occasion de la présentation d'une copie restaurée de Plein soleil, qui avait permis à l'acteur d'avoir son premier grand rôle. Ce film culte a été réalisé en 1959 par René Clément (dont on fête le centenaire de la naissance), d'après un roman policier de Patricia Highsmith. Alain Delon avait déjà été associé à Cannes Classics avec la réédition du Guépard de Luchino Visconti (Palme d'or 1963), il y a trois ans. L'acteur avait aussi eu les honneurs de la compétition officielle avec Nouvelle vague de Jean-Luc Godard (1990) et Le Retour de Casanova de Edouard Niermans (1992).

Une soirée Jean Cocteau permettra de rendre hommage au grand poète et cinéaste, à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort. Une copie restaurée de La Belle et la Bête sera présentée, suivie de la projection de Opium : cette comédie musicale est signée Arielle Dombasle et narre les amours contrariés de Cocteau et Raymond Radiguet dans les années 1920.

Comme tous les ans, cette programmation de films restaurés du patrimoine, intégrée à la Sélection officielle, permettra de rendre visionner des trésors et raretés du 7e art. Les longs métrages de fiction présentés couvrent près de quarante ans de cinéma.

L'Apprentissage de Duddy Kravitz, de Ted Kotcheff (1974)

La Belle et la Bête, de Jean Cocteau (1946)

Charulata, de Sayajit Ray (1964)

Cléopâtre, de Joseph L. Mankiewicz (1963)

Le Dernier empereur, de Bernardo Bertolucci (1987)

La Dernière corvée, de Hal Ashby (1973)

Le Désert des Tartares, de Valerio Zulini (1976)

Fedora, de Billy Wilder (1978)

Goha, de Jacques Baratier (1957)

Le Goût du saké, de Yasujro Ozu (1962)

La Grande bouffe, de Marco Ferreri (1973)

Hiroshima mon amour, de Alain Resnais (1959)

Lucky Luciano, de Francesco Rosi (1963)

Manille, de Lino Brocka (1975)

Les Parapluies de Cherbourg, de Jacques Demy (1964)

Plein soleil, de René Clément (1959)

La Reine Margot, de Patrice Chéreau (1994)

Violence et passion, de Luchino Visconti (1974)

Par ailleurs, seront projetés le court-métrage Borom Sarret (Ousmane Sembene, 1963), ainsi que plusieurs documentaires : Con la pata quebrada (Diego Galan, 2013), Le Joli mai (Chris Marker, 1962), Shepard and Dark (Trema Wurmfeld, 2013), A Story of children (Mark Cousins, 2013), et Visions of night (film collectif sur les Jeux Olympiques de Munich, 1972).

Le Cinéma de la Plage permettra en outre de voir ou revoir Jour de fête (Jacques Tati, 1949), Le Mécano de la General (Buster Keaton, 1926), Les Oiseaux (Alfred Hitchcock, 1963), Simeon (Euzhan Palcy, 1992), Le Grand bleu (Luc Besson, 1988), Le Tombeur de ces dames (Jerry Lewis, 1961), L'Homme de Rio (Philippe de Broca, 1964), et Monte là-dessus (Fred C. Newmeyer et Sam Taylor, 1923).

Exposition Plantu & Friends, les dessins de la liberté

Le Festival organisera une vente aux enchères au profit de Cartooning for peace le lundi 20 mai. Des dessins orginaux de presse seront vendus au profit de cette association créée en 2008 par Kofi Annan et Plantu, et qui défend la liberté des dessinateurs de presse. L'exposition liée à la vente sera présentée au Palais pendant le Festival. Certains dessins rappellent que la création cinématographique est toujours menacée dans le monde. D'autres rendent hommages à des cinéastes de légende comme Fellini, Bergman, Spielberg, ou Haneke.

L'affiche du Festival

L'affiche du 66e Festival de Cannes rend hommage à Paul Newman et Joanne Woodward, pris en photo sur le tournage du film A New kind of love, de Melville Shavelson (1963). La photo de tournage a été  isolée puis retravaillée et mise en scène par l’agence Bronx (Paris), qui l’a intégrée à un décor cinétique, jouant sur l’impression de mouvement et de profondeur pour renforcer l’effet cinématographique. Paul Newman et Joanne Woodward ont été présents à plusieurs reprises à Cannes, et notamment à l'occasion de la présentation du film De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites.

Quinzaine des réalisateurs

Pour voir la grille horaire des programmes de la Quinzaine des réalisateurs : cliquer ICI

Ari Folman sera en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs avec Le Congrès, adaptation d'un ouvrage de science-fiction, qui mêlera animation et prises de vue réelles. Tourné aux États-Unis, le film marque le grand retour de l'auteur de Valse avec Bachir, présenté en compétition officielle en 2008, et Oscar du meilleur film étranger.

Edouard Waintrop, Délégué général, annonce une sélection composée de vingt-et-un longs métrages et neuf courts métrages.

Longs métrages

A Strange course of events, de Raphaël Nadjari

Les Apaches, de Thierry de Peretti

Après la nuit, de Basil Da Cunha

Blue Ruin, de Jeremy Saulnier

La Danza de la realidad, de Alejandro Jodorowsky

L'escale, de Kaveh Bakhtiari

La Fille du 14 juillet, de Antonin Peretjako

Henri, de Yolande Moreau

Ilo Ilo, de Anthony Chen

Jodorowsky's Dune, de Franck Pavich

Last days on Mars, de Ruari Robinson

Les Garçons et Guillaume, à table !, de Guillaume Gallienne

Magic Magic, de Sebastian Silva

On the job, de Erik Matti

Le Géant egoïste, de Clio Barnard

Tip Top, de Serge Bozon

Ugly, de Anurag Kashyap

Un voyageur, de Marcel Ophuls

L'été des poissons volants, de Marcela Said

We are what we are, de Sebastian Silva

On the job, de Jim Micle

On notera la présence de deux vétérans du cinéma, pour deux documentaires. Plus de quarante ans après Le Chagrin et la pitié, Marcel Ophuls nous offrira Un voyageur, d'une teneur autobiographique.

Dans une même veine, Alejandro Jodorowski, cinéaste pourtant habitué à la fiction décalée et baroque (Santa sangre), proposera La Danza de la realidad qui devrait permettre de retrouver son univers. Le cinéaste sera par ailleurs l'objet d'un documentaire, Jodorowsky's Dune, qui relatera l'échec d'un projet de cinéma finalement confié à David Lynch.

Serge Bozon retrouve la Quinzaine des réalisateurs six ans après La France, mais en optant cette fois pour une comédie policière qui réunit Isabelle Huppert et Sandrine Kiberlain. Il s'agit de Tip Top.

Un autre retour est celui de Raphaël Nadjari, cinéaste filmant ses récits en France, aux Etats-Unis et en Israël. Il avait présenté Apartment #5C à la Quinzaine des réalisateurs et Tehilim en Sélection officielle. Il est cette année en lice avec A Strange course of events, histoire de retrouvailles entre père et fils.

Neuf après Quand la mère monte... (coréalisé avec Gilles Porte), Yolande Moreau présente un nouveau long métrage, Henri. L'actrice et réalisatrice interprétait la mère de Noémie Lvovsky dans Camille redouble, présenté l'an passé à la Quinzaine des réalisateurs.

Sont également en compétition Jeremy Saulnier (Blue Ruin, récit d'une vengeance), Marcela Said (L'Été des poissons violents, récit social et écologiste, situé au Chili), Clio Barnard (Le Géant égoïste, adaptation d'Oscar Wilde), Sebastian Silva (Magic Magic, thriller horrifique), Erik Matti (On the job, polar philippin), et Jim Mickle (We are what we are, film d'horreur).

Parmi les auteurs de premiers longs métrages, Guillaume Gallienne, Sociétaire de la Comédie-Française, fait ses débuts derrière la caméra en adaptant son spectacle autobiographique, Les Garçons et Guillaume, à table ! L'acteur avait jusqu'ici connu une belle carrière de second rôle au cinéma, apparaissant notamment dans Marie-Antoinette, Le concert et Sagan.

Trois autres cinéastes français réalisent leur premier film dans le domaine de la fiction. Il s'agit de Thierry de Peretti (Les Apaches, tourné à Porto Vecchio), Kaveh Bakhtiari (L'Escale, récit d'un Iranien à Athènes), et Antonin Peretjatko (La Fille du 14 juillet, tourné sur les routes de France).

Seront également en lice pour la Caméra d'or le Suisso-portugais Basil Da Cunha (Après la nuit, tourné à Lisbonne) et le Singapourien Anthony Chen (Ilo Ilo).

Le cinéma hollywoodien sera même présent avec le premier film de Ruairi Robinson. Last days on Mars, adaptation de science-fiction, réunira une belle brochette de vedettes dont Liv Schrieber, Romolo Garai et Elias Koteas.

Enfin, le centenaire du cinéma indien ne sera pas oublié avec la projection de Ugly de Anuraq Kashyap, de retour à la Quinzaine un an après la triomphale présentation de son polar fleuve Gangs of Wasseypur.

Les courts métrages présentés seront Gambozinos (Joao Nicolau), Lagy Eso (Denes Nagy), La Quepa sur la vilni ! (Yann Le Quellec), Man kann nicht auf einmal alles tun, aber man kann auf einmal alles lassen (Marie-Elsa Sgualdo), O umbra de nor (Radu Jude), Pouco mais de um mês (André Novais Oliveira), Que je tombe tout le temps (Eduardo Williams), Solecito (Oscar Ruiz Navia), et Swimmer (Lynne Ramsay).

Semaine internationale de la critique

Miguel Gomes présidera le Jury de la 52e Semaine de la critique. Le réalisateur portugais, auteur du mémorable Tabou en 2012, a déclaré : « Je suis très fier de pouvoir aider un film en le primant. Bien que je sois en train de terminer un court métrage et la préparation d’un prochain long métrage, c’est une expérience à laquelle je n’ai pas su résister ».

Mia Hansen-Love sera présidente du Jury du Prix Découverte du court métrage et du Prix Révélation France 4 de la 52e Semaine de la critique. La réalisatrice, ex-rédactrice aux Cahiers du cinéma, avait présenté dans la section Un certain regard Le Père de mes enfants, en 2009. Le Jury sera composé de Luo Jin, Eren Odabasi, Thiago Stivaletti et Simon Pellegry.

Charles Tesson, Délégué général, annonce une sélection composée de sept longs métrages en compétition, quatre séances spéciales, et dix courts métrages.

EN COMPÉTITION

The Lunchbox, de Ritesh Batra

The Major, de Youri Bykov

Salvo, de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza

Nos héros sont morts ce soir, de David Perrault

Le démantèlement, de Sylvain Pilote

Los dueños, de Agustin Toscano et Ezequiel Radusky

For those in peril, de Paul Wright

Film d'ouverture

Suzanne, de Katell Quillévéré

Séances spéciales

Les rencontres d'après minuit, de Yann Gonzales

Les amants du Texas, de David Lowery

Film de clôture

3x3D, de Jean-Luc Godard, Peter Greenaway, Edgar Pêra

Spécialisée dans les premiers et seconds films, cette section devrait révéler et confirmer des talents. En ouverture sera présenté Suzanne, le deuxième long métrage de Katell Quillévéré, qui avait été découverte à la Quinzaine des réalisateurs 2010 avec Un poison violent. La distribution comprend Sara Forestier (Le Nom des gens), Adèle Haenel (Naissance des pieuvres), François Damiens (La Famille Wolberg), Anne Le Ny (La Guerre est déclarée), Corinne Masiero (De rouille et d'os) et Lola Dueñas (Volver).

En clôture sera présentée 3x3D, une réflexion en trois segments sur le cinéma en 3D et réalisée par trois cinéastes. Jean-Luc Godard, Peter Greenaway et Edgar Pêra.

Jean-Luc Godard effectue son retour cannois trois ans après la sélection de Film Socialisme à un certain regard. L'auteur de À bout de souffle avait aussi présenté en compétition officielle Sauve qui peut (la vie), Passion, Détective, Nouvelle vague, Éloge de l'amour et, hors compétition, Notre musique.

Peter Greenaway, révélé par Meurtre dans un jardin anglais, avait été sélectionné en compétition officielle pour Le Ventre de l'architecte, Drowning by numbers (prix de la meilleure contribution artistique) et 8 femmes 1/2. Il avait triomphé en 1996 à la section Un certain regard avec The Pillow Book.

Edgar Pêra est moins connu en France. Ce cinéaste expérimental portugais est l'auteur d'une dizaine de longs métrages dont Le Marquis du fado (2001) et O Barao (2011).

Dans les films en compétition, sont annoncés un polar romanesque italien, une comédie romantique indienne, un drame social écossais d'une grande crudité, une fantaisie sud-américaine, un film policier russe, et le second long métrage du québécois Sébastien Pilote, révélé à Sundance avec Le Vendeur.

Le cinéma français sera représenté avec Nos héros sont morts ce soir, premier long métrage de David Perrault. Situé dans le milieu du catch, le film réunit Denis Ménochet (Dans la maison), Philippe Nahon (Irréversible) et Yann Collette (J'entends plus la guitare).

On notera le casting alléchant des deux œuvres en séance spéciale. Pour Les Rencontres d'après minuit, au scénario sulfureux, Yann Gonzalez s'est offert Niels Schndeider (Les Amours imaginaires), Nicolas Maury (Belle épine), Eric Cantona (Looking for Eric), Fabienne Babe (Les passagers) et Béatrice Dalle (17 fois Cécile Cassard).

David Lowery représentera le cinéma indépendant américain avec Les Amants du Texas, qui réunit Casey Affleck (Gerry), Rooney Mara (Millenium : les hommes qui n'aimaient pas les femmes) et Keith Carradine (Les Duellistes).

Les courts métrages présentés seront Vikingar (Magali Magistry (France/Islande), Agit Pop (Nicolas Pariser, France), Patio (Ali Muritiba, Brésil), Come and play (Daria Belova, Allemagne), The Opportunist (David Lassiter, Etats-Unis), Pleasure (NinjaThyberg, Suède), Océan (Emmanuel Laborie, France), Tau Seru (Rodd Rathjen, Inde/Australie), La lampe au beurre de Yak (Hu Wei, Chine/France), et Breathe me (Han Eun-young, Corée du Sud).

Les Cinémas du Monde

Raoul Peck, le réalisateur de L'homme sur les quais (compétition officielle 1993), sera le parrain de cette discrète section consacrée aux films du Sud. Les films sélectionnés sont Avant de partir (Mohammed Latrèche, Algérie), Territoria (Nora Martyrosian, Arménie), Loveling (Gustavo Pizzi, Brésil), La Sirène de Faso Fani (Burkina Faso), The Taste in our Tongues (Monica Bravo, Colombie), Carmen (Pierre Lugson Bellegarde, Haïti), Jambula Tree (Kahui Wanuri, Kenya/Afrique du Sud), The Sigbin Chronicles (Joanna Arong, Philippines), et The Mercy of the Jungle (Joel Karekezi, Rwanda).

ACID

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L'Agence du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion (ACID) présentera comme tous les ans une sélection de films d'auteur. Neuf longs métrages ont été retenus : 2 automnes, 3 hivers (Sébastien Betbeder), Au bord du monde (Claus Drexel), La Bataille de Solférino (Justine Triet), Braddock Amerika (Jean-Loïc Portron, Gabriella Kessler), C'est eux les chiens (Hicham Lasri), Ô heureux jours (Dominique Cabrera), The Strange Little Cat (Ramon Zürcher), Swandown (Andrew Kötting), et Wajma (Barmak Akram). Dominique Cabrera avait été présente à la Quinzaine des réalisateurs avec L'Autre côté de la mer et à Un certain regard pour Nadia et les hippopotames.


En haut des marches

Que serait le Festival de Cannes sans ses stars et paillettes ? La moisson 2013 ne devrait pas décevoir les amateurs de montée des marches, d'interview ou d'un simple autographe puisque sont notamment attendus sur la Croisette Casey Affleck, Mathieu Amalric, Bérénice Bejo, Orlando Bloom, Billy Crudup, Marion Cotillard, Matt Damon, Jamel Debbouze, Benicio Del Toro, Alain Delon, Bruce Dern, Leonardo DiCaprio, Michael Douglas, Sara Forestier, James Franco, Louis Garrel, Jerry Lewis, Ryan Gosling, Mads Mikkelsen, Kim Novak, Clive Owen, Joaquin Phoenix, Tahar Rahim, Carey Mulligan, Robert Redford, Niels Schneider, Emmanuelle Seigner, Léa Seydoux, Justin Timberlake, Emma Watson, Forest Whitaker...

Gilles Jacob quittera le Festival de Cannes en 2015

Gilles Jacob quittera la présidence du Festival de Cannes en 2015. Délégué général du Festival en 1977, il en avait été nommé président en 2011. Âgé de 83 ans, Gilles Jacob est également essayiste et critique. Il est le protagoniste du documentaire de Serge Le Péron intitulé Gilles Jacob, l'arpenteur de la Croisette, coproduit en 2010 par l'INA, Canal + et Arte.

 

LES HORAIRES DES SÉANCES DU FESTIVAL

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Gérard Crespo

 

 

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