Velvet Goldmine
de Todd Haynes
avec Ewan McGregor,
Johnathan Rhys-Meyer,
Toni Colette, Christian Bale,
Eddie Izzard...
Sélection officielle
Prix de la meilleure contribution artistique

 

Fashion victim La mode du "seventies revival" est désormais suffisamment implantée pour que des productions diverses et inégales en exploitent allègrement le filon. Quoi de plus efficace, par les temps qui courent, que d'utiliser à l'envi la veine inépuisable du kitsch version 70, d'autant que de très bons films en ont déjà fait mesurer l'extraordinaire potentiel visuel ? Certes, mais il ne faut pas oublier de (bien) raconter une (bonne) histoire, et c'est précisément ce qui manque à Velvet Goldmine. A l'évidence, Todd Haynes est un fan du "Glam", ce mouvement qui marqua le rock anglais dès 1971. On ne doutera pas de sa passion pour tout ce qui entoure ce courant musical - maquillage outrancier, fringues impossibles, transformisme joyeux - mais simplement de son aptitude à nous la communiquer. Une fois terminé le petit jeu des personnages à clé (Bowie, Marc Bolan, Iggy Pop...), on ne parvient plus à s'intéresser le moins du monde à la quête prématurément nostalgique de ce journaliste à la recherche d'une vieille idole. Reste une bande originale sympathique car elle a le mérite de

proposer des enregistrements nouveaux aux côtés des classiques du genre.

Daniel Rocchia


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