Quaresma
José Álvaro Morais
Quinzaine des Réalisateurs
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Quaresma s'ouvre sur un enterrement, installant le récit dans le milieu de la grande bourgeoise rurale portugaise, écrasé par les traditions et le catholicisme.
David, qui était sur le point de quitter Lisbonne avec sa famille pour aller travailler au Danemark, revient pour quelques jours dans son village natal afin d'assister aux obsèques de son grand-père. C'est à cette occasion qu'il rencontre Ana, la femme de son cousin. Doucement folle, Ana est une sorte d'enfant sauvage qui, par sa sensualité et sa sensibilité, parvient à faire souffler un vent de liberté sur l'enfermement ambiant et la rudesse des paysages.

Elle exerce aussi sur David une attirance sexuelle, une sorte d'envoûtement qui, une fois installé au Danemark, le conduira à imposer la présence d'Ana dans son foyer.
Si le jeu des acteurs et la qualité de la mise en scène marquent des points, ils sont pourtant impuissants à livrer les clés d'un film qui se limite finalement à une réflexion sur l'envie de fuir et l'impossibilité d'échapper à ses attaches. Dans la partie “portugaise”, nombre de personnages secondaires sont laissés pour compte, un meurtre reste inexpliqué, et la belle scène de la fin de la partie “danoise” s'inscrit délibérément au registre de l'onirisme.
Alors… la frustration fait son œuvre.

Marie-Jo Astic


1h35 - Portugal - Scénario : Jeanne Walz, José Álvaro Morais - Image : Acácio de Almeida - Son : Philippe Morel - Musique : Bernardo Sasseti - Montage : Christine Maffre - Interprétation : Beatriz Batarda, Filipe Cary, Rita Durčo, Ricardo Aibéo.

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