Good Housekeeping
Franck Novak
Semaine Internationale
de la Critique


bof

critique de Marie-Jo Astic

 

Le divorce à l'amiable n'est pas le fort de Don et Donatella, beaufs de leur état. Don Jr arbitre quant à lui avec un certain détachement les joutes de ses parents, qui envisagent dans un premier temps de construire un mur au milieu de la maison. Mais le remède serait insuffisant car, entre les deux tourtereaux, chacun épaulé par ses supporters respectifs, ça ventile, ça disperse, au moins autant que dans Les tontons, à cela près que les colorés dialogues d'Audiard ont fait place aux assommants “fuck” et répétitifs “asshole” d'outre-Atlantique.
Œil pour œil, dent pour dent, l'escalade de la violence – fracassement de voitures, tirs au bazooka, dynamitages –, fait son œuvre au fur et à mesure que la revanche répond au dernier coup

encaissé, lequel répond lui-même à la précédente raclée.
Frank Novak s'en donne à cœur joie dans ce “reality show” de l'extrême, jusqu'à la scène où Tiffaney, meuf du frère de Don, est assez expéditivement considérée comme morte d'overdose par la joyeuse bande, qui n'hésite pas à la jeter dans une poubelle… d'où elle ressortira, pas franchement ravie, quelque temps après avoir cuvé sa poudre.
La panoplie des excès et hystéries en tout genre étant épuisée, la fin de l'histoire nous conduit vers des horizons moins hostiles et le “no future” qui a régné jusqu'alors fait place à un “happy end”, où le titre du film trouve enfin sa raison d'être.

Marie-Jo Astic

1h30 - Etats-Unis - Scénario : Franck Novak - Images : Alex Vandler - Décor : Elisabeth Burhop - Son : Richard Burton - Musique : Edward Elgar, Lynard Skynard - Montage : Fritz Feik - Interprètes : Bob Mills, Petra Western, Tacey Adams, Zia, Al Schuermann, Andrew Eichner, Scooter Stephan - Jerry o'Conner.

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