Girlfight
Karyn Kusama
Quinzaine des Réalisateurs
Prix de la Jeunesse


très content

critique de Gérard Camy

 

Diana Guzman, l'héroïne du film, est une jeune fille répondant au "schéma classique d'une personne a priori sans avenir qui finit par devenir quelqu'un", selon les termes-mêmes de la réalisatrice intéressée par "l'idée qu'une transformation physique puisse aboutir à une découverte de soi". Diana est violente, sanctionnée dans son collège pour insultes et bagarres l'opposant à ses camarades ; elle fréquente la salle de boxe où s'entra”ne son frère, décide de se payer des cours malgré les difficultés financières familiales et l'opposition de son père. Obstinée, elle surmonte les difficultés dues aux préjugés, encaisse les coups physiques et moraux des débuts. Elle manifeste son courage et son talent dans les matches successifs que son manager lui propose.

Une ambition légitime se fait jour. Mais elle rencontre un jeune boxeur et doit aussi assumer les contradictions entre son parcours sportif et son amour. L'enjeu apparaît vite comme celui d'une conquête personnelle sur les traumatismes d'une enfance difficile et sur les pesants préjugés de son milieu social, une cité de New York.
Un bon film, qui donne à réfléchir sur les voies ouvertes aux adolescents tentés par certaines formes de violence, et notamment aux filles.

Alan Smithee

1h50 - Etats-Unis - Scénario : Karyn Kusama - Images : Patrick Cady - Décor : Stephen Beatrice - Son : Mary Ellen Porto - Musique : Theodore Shapiro -Montage : Plummy Tucker - Interprètes : Michelle Rodriguez, Jaime Tirelli, Paul Calderon, Santiago Douglas, Ray Santiago.

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