Downtown 81
Edo Bertoglio
Quinzaine des Réalisateurs

très content

critique de Daniel Rocchia

 

Depuis le Basquiat de Julian Schnabel, sorti voici trois ans, le grand public semble s’intéresser vivement à la personnalité du peintre américain d’origine haïtienne. Il est vrai que toutes les conditions nécessaires au processus de mythification sont désormais réunies pour promouvoir le personnage. Talent précoce, remarqué et élu par Warhol, Jean-Michel Basquiat commence par écrire sur les murs de Brooklyn avant de révolutionner l’art contemporain, notamment par l’apport d’une culture assez proche du mouvement hip-hop originel. Sa mort prématurée en 1988 achèvera de l’icôniser selon le mystère de la trinité rébellion/génie/sida.

Si le film de Schnabel ne reste pas gravé dans les mémoires en dépit de réelles qualités, sa valeur de témoignage est infiniment préférable à celle de ce petit brouillon goguenard, torché avec malice mais sans talent. C’est un comble, si l’on considère qu’ici c’est le vrai Basquiat qui joue son propre rôle ! Filmé avec les pieds et passablement ennuyeux, Downtown 81 ne se voit que comme un documentaire sur les eighties dans les milieux branchés de New York, dans lequel les guest stars (Debbie Harry, Kid Créole, Tuxedo Moon,…) semblent s’être malencontreusement égarées.

Daniel Rocchia

1h15 - Etats-Unis - Scénario : Glenn O'Brien - Images : John Mc Nulty - Décor : Maripol - Son : Robert Mayer - Montage : Pamela French - Interprètes : Jean-Michel Basquiat, Deborah Harry, David McDermott.

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