Billy Elliot
(Dancer)
Stephen Daldry
Quinzaine des Réalisateurs

très content

critique de Jean Gouny

 

" Demi-pointe contre Uppercut "

Premier long métrage du britannique Stephen Daldry, metteur en scène et producteur de théâtre, Dancer aurait pu n’être qu’une variation de plus sur un thème déjà bien exploité dans Les Virtuoses ou Full Monty : comment, dans un contexte social difficile, ici des mineurs en grève se battant pour assurer le minimum vital à leurs familles, na”t et se développe un projet fou mais salvateur, pour un individu au départ, pour tout le groupe finalement.
Si le scénario reste globalement assez convenu, plusieurs bonnes surprises écartent le film de la catégorie dispensable du genre. La façon dont Billy, jeune garçon de onze ans, va être piqué par la magie de la gestuelle du ballet est assez amusante et pittoresque.

Le gymnase municipal dans lequel il suit les activités de son club de boxe, accueille pour des raisons économiques Miss Wilkinson et ses petits rats en herbe. En cachette de son père , archétype du mâle homophobe et de son grand frère, brute et "décoffré", il va troquer ses gants de boxe contre une paire de ballerines. La deuxième surprise vient de l'interprétation étonnante du jeune Jamie Bell, une sorte de Groseille/Lequesnoy british à la silhouette gracile et gauche, mais au visage marqué par la détermination et la passion. On pouvait craindre une lourdeur dans le dénouement forcément attendu ; mais c’est en jouant sur l’ellipse que le réalisateur nous émeut élégamment et fait de son Dancer une œuvre généreuse et sympathique.

Jean Gouny

1h50 - Grande-Bretagne - Scénario : Lee Hall - Images : Brian Tufano - Décor : Maria Djurkovic - Son : Mark Holding - Musique : Stephen Warbeck - Montage : John Wilson - Interprètes : Jamie Bell, Gary Lewis, Jamie Draven, Julie Walters.

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